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Ingrédients “chimiques” des vaccins - Comprendre les bases de la toxicologie

Si vous passez un peu de temps sur Internet, comme Stop à la propagande anti-vaccins, à faire des recherches scientifiques, ou même “vos propres recherches”, vous trouverez des allégations alarmantes au sujet de substances toxiques contenues dans nos aliments, nos vaccins, l'air, l'eau... et tant d'autres choses encore. 

Nous faisons partie de ces personnes qui essaient d’aborder rationnellement les sujets importants en prenant en compte les arguments et les preuves scientifiques à notre disposition.

L'un des principaux arguments pseudo-scientifiques entendus est qu’à partir du moment où un produit possède un nom difficilement prononçable, celui-ci peut ou doit provoquer quelque chose de délétère et dangereux, généralement un cancer. Ou bien encore, dans notre thème de prédilection, les très célèbres arguments :

“L’autisme c’est à cause du mercure dans les vaccins” ou “L’aluminium des vaccins qui va dans le cerveau cause l’autisme”. 


Mais ce que les anti-vaccins avancent repose sur un manque de maîtrise des bases en toxicologie (c’est à dire l'étude des effets néfastes des produits chimiques sur les organismes vivants) notamment à propos de la détermination de ce qui est ou n'est pas toxique.

Paracelse (Portrait en illustration), un médecin, alchimiste, astrologue suisse allemand du 16ème siècle, est traditionnellement considéré comme le père fondateur de la toxicologie, cette branche importante de la médecine, la physiologie et la pharmacologie. Il a découvert l'un des principes de base les plus importants de la toxicologie :

« Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison »

En d'autres termes, si vous parlez de substances contenues dans des aliments ou des vaccins ou quoi que ce soit d'autre,  le principe à retenir ici c'est que c'est la dose qui détermine si la substance est nocive ou non pour l’organisme. Tout ce que nous consommons ou respirons est potentiellement toxique, mais le principe le plus important est la quantité de la substance à laquelle est soumis l’organisme (la dose).

TABLE DES MATIERES    

  1. Définition de la toxicité
  2. La quantité compte
  3.    ​​Comment détermine-t-on la dose toxique ?
  4. Produits chimiques toxiques
  5. Efficacité
  6. Produits chimiques toxiques dans les vaccins :
    1. Le formaldéhyde
    2. Le thiomersal
    3. L’ aluminium
  7. La dose fait le poison
  8. Conclusion
  9. Bibliographie et ressources supplémentaires

1. Définition de la toxicité

C'est l'un des principaux problèmes que pose le fait d'employer, sans connaissance, les termes “chimique” ou "toxique". Si vous buvez de l'eau pure, ultra-purifiée et extraite d'un ancien aquifère non contaminé par les activités humaines, vous pourriez penser que vous buvez la substance la moins toxique qui soit.

Mais encore une fois, c'est la dose qui fait le poison. Buvez quelques verres et vous serez bien hydraté, il ne vous arrivera probablement rien (à moins que vous ne soyez atteint d'une maladie chronique particulière - Mais ne faisons pas de digression).

Néanmoins, il existe un état appelé intoxication par l'eau, également connu sous le nom d'intoxication hydrique ou Hyponatrémie dilutive. Il est causé par l’absorption d'eau en grande quantité ; cela provoque un déséquilibre hydrique brutal avec une modification importante des concentration de sodium (ainsi que d'autres cations) qui entraîne une perte de conscience et même la mort. Cependant, il y a une différence capitale entre la quantité d'eau de quelques verres et la quantité d'eau causant cet empoisonnement - c'est sur ce point que se définit la toxicité de l’eau.

Mais c'est encore plus compliqué que cela. Il existe un polymorphisme génétique vis à vis de la sensibilité a divers composés présents dans l'environnement. Certaines substances toxiques peuvent s'accumuler dans certains tissus, tandis que d’autres ne restent dans le sang qu’une courte période de temps, et sont rapidement éliminées par les reins.

Si vous affirmez qu'il existe des “produits chimiques toxiques” pour les vaccins, tenez-vous compte de l‘ensemble des facteurs physiologiques qui rendent ces produits toxiques ?

Comme nous le constatons régulièrement, la mécanique humaine est extrêmement bien huilée. Nous ne sommes pas des organismes faibles qui ont évolué dans des chambres stérilisées avec de l'air purifié, de la nourriture et de l'eau. En fait, nous avons évolué avec un système immunitaire robuste et hautement adaptatif et un système de détoxication qui nous permet de survivre avec une alimentation et un environnement très variés.

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2. La quantité compte


Retour au principe de la dose fait le poison. L'un des paramètres le plus important dans  l’évaluation de la toxicité est la prise en compte de la taille de l'organisme qui consomme la substance. C'est pourquoi la dose toxique est presque toujours exprimée en mg/kg de poids (elle peut aussi être exprimée en volume pour un liquide ou un gaz par kg de poids). Ainsi, une certaine quantité d'un composé peut être nocive pour un enfant de 10 kg et non toxique pour un homme de 100 kg, ce dernier pouvant théoriquement tolérer une quantité 10 fois plus importante, de ce composé, que l’enfant. 

Enfin et surtout, la toxicité ne signifie pas nécessairement la mort. Une dose toxique peut causer des effets mineurs comme des saignements ou des maux de tête, ou elle peut causer quelque chose de plus grave comme la dépression ou un cancer - même si, bien sûr, certaines doses peuvent causer la mort (même une intoxication par l'eau pour reprendre l’exemple précédent).

En général, la transition entre la dose maximale sans effet à la dose pour laquelle les effets de la substance sont majeurs est progressive (on ne passe pas brutalement de l’innocuité à l’extrême toxicité).

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3. Comment détermine-ton la dose toxique ?


L'outil fondamental en toxicologie est la relation dose-réponse, une mesure statistique qui décrit le changement d'effet sur un organisme causé par différentes doses d'un produit (des médicaments aux aliments en passant par les contaminants environnementaux) après un certain temps d'exposition.

Pour les produits pharmaceutiques et presque tous les produits chimiques, la relation dose-réponse mesure deux paramètres clés :  

- premièrement, la dose appropriée qui procure la plus grande efficacité, 
- deuxièmement, la dose qui induit des effets toxiques.  

L'efficacité, dans ce cas-ci, signifie l'effet revendiqué pour le composé. Donc pour un nouveau médicament anticancéreux, on doit chercher la dose à laquelle il provoque la rémission du cancer, et pour un nouveau pesticide, à quelle quantité il va provoquer l'effet recherché.  Certains composés ne sont pas utilisés pour un effet biologique : nous pouvons alors nous contenter d’en examiner la toxicité.

Les relations dose-réponse figurent parmi les premières études réalisées sur tout nouveau médicament, pesticide et de nombreux autres produits chimiques. Les médicaments anticancéreux nécessitent par exemple des analyses statistiques très poussées déterminant la relation dose-effet, et parfois la meilleure dose d'efficacité est juste en dessous de la dose toxique. C'est parce que les cellules cancéreuses ne sont en réalité que des versions “corrompues” de nos propres cellules, alors ce qui les tue pourrait tuer également les cellules "normales".

4. Produits “chimiques toxiques”

Cami Ryan, qui détient un doctorat en biotechnologie et en agriculture, a conçu un tableau très pédagogique sur la toxicité de nombreux produits chimiques "naturels" et artificiels. Certaines données risquent de vous surprendre. 

Tableau substances et seuils de toxicité

Tout d'abord, les composés "naturels" comme la nicotine, le cyanure, la vitamine D et la botuline (substance utilisée par les chirurgiens plasticiens pour réduire ou faire disparaître les rides) sont parmi les composés les plus toxiques et les plus effrayants de la planète. C'est pourquoi l'appel à la nature est probablement l'un des arguments les plus irrationnels que vous puissiez faire.

La Tronche en Biais - Episode 7 - L'appel à la nature

Prenons le cas de la caféine - la molécule est dite "très toxique", mais personne ne vous dit d'arrêter de boire votre café. Une tasse moyenne de café contient 95 mg de caféine et la dose toxique est de 192 mg/kg. Pour un homme de 100 kg, il faudrait bien plus de 200 tasses de café, en une seule fois, pour se rapprocher d'une dose toxique en ce qui le concerne.

Encore une chose, ce n'est pas une dose de 200 tasses à vie. En effet, la demi-vie biologique de la caféine est d'environ 3 à 7 heures, et elle disparaîtrait la plupart du temps dans les 24 heures, juste à temps pour les deux tasses de café du matin suivant. 

What else ?

5. Efficacité


La toxicité en soi ne nous dit pas tout sur les produits chimiques - il y a en fait deux choses à examiner :  

Premièrement, la courbe dose-réponse pour la toxicité.  
Deuxièmement, une courbe similaire pour l'efficacité.  

La marge de sécurité de tout produit chimique, y compris les "produits chimiques “toxiques” du vaccin, est la différence entre ces doses. 

La dose efficace doit être inférieure à la dose toxique.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, deux courbes sont générées, la courbe bleue mesure l'efficacité d'un produit chimique (ici la morphine), et la courbe rouge représente sa toxicité. On peut alors déterminer la marge de sécurité qu'il pourrait y avoir entre la dose efficace et la dose toxique. C'est essentiel en biologie.

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6. Produits chimiques toxiques dans les vaccins 


6.1 Le Formaldéhyde

Le formaldéhyde est l'un de ces “produits chimiques toxiques” au nom “effrayant” contenu dans les vaccins et qui sont en première ligne de plusieurs inepties colportées par les anti-vaccins. Cette simple molécule bio-organique est utilisée dans la purification du vaccin (la dernière chose que nous voulons, c'est la contamination des vaccins par des virus ou des bactéries non ?) - dont 99,9 % est éliminée au cours des dernières étapes de fabrication.

L'étiquetage de la plupart des vaccins n'indique pas la quantité de formaldéhyde qu'ils contiennent parce qu'elle est si minuscule, si microscopique, si indécelable, qu'elle ne peut être mesurée. Il est possible qu'il n'y ait pas de formaldéhyde en solution, parce qu'il est impossible de le mesurer, mais il y a de bonnes chances qu'il y en ait parce que le procédé de fabrication ne peut diluer suffisamment le vaccin pour garantir que chaque picogramme (c'est-à-dire un billionième de gramme) soit retiré, parce que cela dilue aussi l'antigène du vaccin. C’est que l’on appelle des traces

Mais nous pouvons vous dire où le formaldéhyde peut être trouvé : La concentration normale de formaldéhyde dans le sang est de 2,74 +/- 0,14 mg/L.  Un enfant normal a un volume sanguin de 2 à 3 L, donc un enfant normal a 5 à 9 mg/L de formaldéhyde circulant dans son sang, soit environ 1 000 000 000 fois plus que la dose du vaccin.  Les calculs sont clairs ? Il faudrait probablement 10 à 20 millions de doses de vaccins pour augmenter légèrement le niveau de formaldéhyde chez votre enfant.

Maintenant, vous vous demandez peut-être comment ce satané Formaldéhyde a pu se retrouver dans l’organisme de nos enfants ? Outre sa consommation directe, l'organisme produit lui même du formaldéhyde qui est un sous-produit du métabolisme des alcools (et pas nécessairement provenant d'une bière ou d’un verre de vin, mais de l'alcool produit dans l'organisme et à partir d'autres aliments).  Ainsi, beaucoup d'aliments contiennent du formaldéhyde, y compris des fruits, des noix et d'autres choses toutes aussi excellentes pour notre santé.

De plus, le formaldéhyde est filtré du sang assez rapidement (puisqu'il est toxique) et sa demi-vie, c'est-à-dire le temps moyen pour que la moitié des molécules de formaldéhyde soit éliminée du sang, est d'environ 1 minute. Il ne s'accumule donc pas, et même si vous avez reçu ces 10 à 20 millions de doses de vaccins, la petite quantité de formaldéhyde injectée disparaîtrait en 1-2 minutes

Oui, le formaldéhyde est cancérigène. 

Cependant, la dose de référence (c'est-à-dire la dose quotidienne maximale sur toute une vie qui serait considérée comme sûre) pour le formaldéhyde est d'environ 0,2 mg/kg poids/jour. En d'autres termes, un enfant moyen, disons 20 kg, pourrait consommer 4 mg de formaldéhyde par jour en toute sécurité. Encore une fois, c'est environ 1 million de fois plus de formaldéhyde que celle contenu dans une dose de vaccins. Même les partisans les plus enthousiastes du vaccin n'exigent pas que les enfants reçoivent 1 million de vaccins ; tous les jours ; pour le reste de leur vie (faut pas pousser, hein !). Parce que c'est ce qu'il faudrait pour augmenter le risque de cancer lié au formaldéhyde dans les vaccins.

Le formaldéhyde est ainsi présent naturellement a peu près partout. C'est dans les pommes - jusqu'à 22 ppm (parties par million) ou environ 11 mg de formaldéhyde   - que sa concentration est la plus importante. 

Peut-être qu'il faudrait mettre fin à ce vieux dicton qui dit : “ une pomme par jour éloigne le médecin... 

... Pourvu que l'on vise bien !"-W. Churchill

Que pouvons-nous donc conclure de toutes ces informations ?


A. La concentration normale de formaldéhyde dans le sang est de 2,74 +/- 0,14 mg/L. Un enfant normal a un volume sanguin de 2-3 L, donc un enfant normal a 5 à 9 mg de formaldéhyde dissout naturellement dans son sang.


B. Ce niveau est environ 1 000 000 000 de fois plus élevé que celui d'une dose de vaccin. 


C. Il faudrait probablement 10 à 20 millions de doses de vaccins pour augmenter sensiblement le niveau de formaldéhyde chez nos enfants.

Encore une fois, de simples calculs montrent clairement que le formaldéhyde n'est pas un produit “chimique toxique” des vaccins.

6.2 Le Thiomersal (un éthylmercure)


Selon les grands biologistes que sont nos ami.e.s anti-vaccins (nous faisons bien sûr référence, ici, à celles et ceux qui désinforment et mentent délibérément et non pas à celles et ceux qui se posent des questions, de façon tout à fait légitime, et en ayant pour but d’apprendre et de comprendre), l'un des pires produits “chimiques toxiques” des vaccins est le thiomersal (ou thimérosal), souvent appelé "mercure" par celles et ceux qui n'ont pas de solide formation scientifique, notamment en chimie. 


Le Thiomersal est de l’éthylmercure et non pas du méthylmercure comme l’affirment fallacieusement, là encore, certains anti-vaccins. La différence entre ces deux composés organomercuriel est importante.  


Parions que si vous tapez dans votre barre de recherche Google "produits chimiques toxiques pour vaccins", le thiomersal sera en tête de liste.

Que les choses soient claires. Il ne s'agit pas de mercure sous sa forme élémentaire, comme cela était le cas dans les anciens thermomètres médicaux. Il n'y a donc pas de réserve de mercure dans le flacon d’un vaccin. De plus, le thiomersal est utilisé UNIQUEMENT - au moins en ce qui concerne les vaccins - dans les flacons de vaccin contre la grippe à usage multiple. Bien qu'il n'y ait absolument aucune preuve que le thiomersal ait le moindre effet nocif à la dose à laquelle il est contenu dans les vaccins, les fabricants l'ont retiré de presque tous les vaccins. 

Ainsi, en France, il n’y a plus AUCUN vaccin pédiatrique contenant du thiomersal, depuis 10 ans. 


Le thiomersal est constitué d’un atome de mercure auquel un groupe thiolate et éthyle sont attachés. Le groupe thiolate rend le thiomersal soluble dans l'eau, tandis que le groupe éthyle "protège" l'organisme des effets du mercure élémentaire. En général, les anti-vaccins appellent l'éthylmercure simplement du mercure, comme si le vaccin contenait un litre de mercure liquide à injecter à un bébé.

Carte d'identité du Thiomersal

Cependant, appeler l'éthylmercure “du mercure”, c'est comme confondre le sel de table, qui est un composé de chlorure de sodium, et l’appeler “chlore”. Oui, le chlore est un gaz toxique, mais lorsqu'il est sous forme ionique, le chlorure, n'est qu'un ion qui donne du goût aux aliments et aide à maintenir l'équilibre de l'eau et des autres ions dans le sang. Et oui, il y a une dose toxique de sel de table, mais qui n'a rien n’à voir avec le "chlore" - mais tout à voir avec l'équilibre ionique du sang.

Le thiomersal est un composé toxique et il est indéniable qu'il tue les bactéries.

Mais revenons à la toxicologie de ce produit chimique.

Tout d'abord, la demi-vie du thiomersal dans le sang est d'environ 2,2 jours. Cela peut sembler long, mais cela signifie que la moitié est partie en quelques jours, éliminée par les reins. Il ne s'accumule pas.

Mais les calculs sont encore plus révélateurs. Le vaccin contre la grippe, administré une fois par année, contient une dose maximale de 25 microgrammes d'éthylmercure (pas du mercure élémentaire). Selon une base de données de la Nationale Library Of Medicine, la DL50, c'est-à-dire la dose approximative à laquelle 50 % des organismes meurent (dans le cas présent, une souris), est de 98 mg/kg de poids corporel, si le vaccin est administré par voie sous-cutanée, comme c’est le cas ici.

DL50 Thiomersal - National Library of Medicine

Un enfant de 20 kg recevrait 25 microgrammes d'éthylmercure en une seule injection par an. La DL50 théorique pour ce même enfant serait d'environ 2000 mg de thiomersal, soit environ 80 000 fois plus que la quantité de thiomersal contenue dans une dose de vaccin. 

Autre chiffre à prendre en compte, et tout aussi important, avant même la DL50, est celui de la dose sans effet nocif observable (DSENO), appelée aussi « dose sans effet toxique » ou “dose maximale sans effet” (En anglais : No Observable Adverse Effect Level, NOAEL). Cette dose évaluée est de 20 mg/kg de poids corporel.

Dose sans effet nocif observable du Thiomersal -https://skepticscollege.wordpress.com/category/thimerosal/

Or :

Nous rappelons, une fois encore, qu’en France plus AUCUN vaccin pédiatrique ne contient de thiomersal depuis 10 ans. 

Il faudrait donc lui faire 80 000 injections par jour, tous les jours, pour atteindre cette DL50. Et non, les relations dose-réponse ne sont pas linéaires. Cela ne veut pas dire qu'il y a un risque minime de décès, même avec une petite dose de thiomersal. 


Il n'y a en fait AUCUN risque. Par ailleurs, pour la troisième fois (Nous insistons lourdement sur ce point), il n'y a pas de thiomersal dans les vaccins pédiatriques, cet argument est incroyablement ridicule.

Enfin, de toute évidence, nous disposons de données scientifiques solides
qui nous montrent que le thiomersal n'a AUCUN lien avec l'autisme et qu’il est tout à fait sûr dans les vaccins.  Cette élimination du thiomersal des vaccins - qui parait à la lumière de ces données totalement illogique - rend presque impossible l'utilisation de flacons à usages multiples. Ainsi, chaque dose de vaccin doit être constitué d’une seringue pré-remplie à usage unique. Cela a fait grimper rapidement les coûts des vaccins. 


Oh Wait ?! Mais c'est une preuve de plus que les anti-vaccins sont à la solde des grandes compagnies pharmaceutiques puisqu’ils ont insisté pour se débarrasser du thiomersal afin que celles-ci s’en mettent plein les poches ... 

Les anti-vaccins font la joie de Big-Pharma

Considérer le Thiomersal comme un "produit chimique toxique” des vaccins est ridicule et n’a aucun sens, scientifiquement parlant.

6.3 L’Aluminium


Et voilà le troisième membre du triumvirat des "produits chimiques toxiques pour vaccins". Ce produit “chimique” est l'aluminium.


Un élément que les anti-vaccins ont porté au rang de “mal absolu”. Une personnification “diabolique”.

Symbole chimique de l'Aluminium

Une partie de la méfiance envers l'aluminium repose sur un mythe souvent répété selon lequel l'aluminium serait à l’origine de certaines maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer. Comme beaucoup de légendes urbaines, la science n'appuie pas cette croyance.

Conclusion rapport ARS 2014 Alzheimer / Aluminium

Mais jetons un coup d’œil aux données scientifiques concernant l'aluminium contenu dans les vaccins. L'aluminium, le troisième élément le plus courant de la planète, est utilisé (Sous forme hydroxyde principalement) dans les vaccins comme adjuvant, qui est un composant qui stimule la réponse immunitaire vis à vis d’un vaccin. Les adjuvants sont utilisés pour réduire la quantité et les doses de vaccins nécessaires pour induire une réponse immunitaire appropriée.

Tous les vaccins n'utilisent pas d'adjuvants et donc à fortiori d’adjuvant aluminique. Par exemple, les vaccins à virus vivants atténués, comme le vaccin ROR (rougeole, oreillons et rubéole), le vaccin contre la varicelle (varicelle) et le rotavirus ne contiennent pas d'aluminium comme ingrédient. La plupart des autres vaccins contiennent de l'aluminium.

Rôle des adjuvants dans les vaccins

Mais voyons si ce produit chimique est toxique. 


La quantité d'aluminium dans les vaccins varie de 0,125 mg à 1,5 mg par dose (en France 0,6 mg max).  Il est important de noter que les nourrissons reçoivent environ 4,4 mg d'aluminium au cours de leurs six premiers mois de vaccination.


Comment cela se compare-t-il aux situations du monde réel, d'autant plus que l'aluminium est un élément on ne peut plus commun dans notre quotidien. Les bébés nourris au sein ingèrent environ 7 mg d'aluminium au cours des six premiers mois. Les bébés nourris au lait dit (fallacieusement) maternisé ingèrent environ 38 mg. Les bébés nourris au lait de soja ingèrent près de 117 mg d'aluminium. En d'autres termes, les nourrissons tirent près de 2 à 30 fois plus d'aluminium des aliments que des vaccins.

Source : The Blood-Brain Barrier Scientist

L'air lui-même contient beaucoup d'aluminium. Dans une ville, l'air contient de 0,4 à 8,0 µg (microgrammes ou 0,001 mg) d'aluminium par mètre cube d'air. Un bébé inhale environ 7,2 mètres cubes d'air par jour, ce qui signifie qu'il inhale entre 2,9 et 57,6 µg d'aluminium par jour. Ainsi, un bébé peut absorber entre 1,1 et 10,5 mg d'aluminium simplement en respirant durant les six premiers mois de sa vie, ce qui correspond à ce que l'on peut attendre des vaccins pendant cette période de temps.


En France, la dose maximale d'aluminium dans l'eau est fixée à 0,2 mg/L. Après quelques jours d'eau potable, un enfant dépasse rapidement la quantité d'aluminium donnée dans les vaccins sur une période de 6 mois.

Dose maximale d'aluminium dans l'eau potable en France -https://www.cieau.com/leau-et-votre-sante/qualite-et-sante/aluminium-dans-eau/

Une méta-analyse, considérée comme le plus haut niveau de preuves scientifique, nous a permis de tirer quelques conclusions importantes :


A. Rien n'indique que l'aluminium augmente le risque de maladie d'Alzheimer, d'autres maladies neurodégénératives, de dommages génétiques ou de cancer.


B. Des taux élevés d'aluminium peuvent causer un trouble osseux chez les patients qui subissent une dialyse, mais les quantités d'aluminium chez ces patients sont beaucoup plus élevées que celles que l'on ne trouverait jamais dans un vaccin. Les concentrations sanguines d'aluminium chez ces patients sont plus de 10 fois plus élevées que celles observées dans le sang normal.


C. Il n'y avait pas d'association apparente entre les vaccins utilisant des adjuvants aluminique et les effets indésirables graves.


D. Rien ne prouve que l'aluminium injecté avec un vaccin ait un effet différent sur un organe par rapport à l'aluminium ingéré ou inhalé.

Ainsi, alors que les adjuvants aluminiques, qui sont utilisés depuis près d’un siècle (1926) dans les vaccins, améliorent considérablement la réponse immunitaire de certains vaccins, non seulement ils sont en quantité nettement inférieure à celle apportée par l'environnement, mais il n’existe également aucune preuve de leur effet nocif

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7. La dose fait le poison

1. Pour tout produit chimique particulier sur cette planète, qu'il soit d'origine naturelle ou fabriqué par l'homme, il existe une quantité (une dose) à laquelle il est toxique. Même l'eau a une toxicité.


2. Pour ces mêmes produits chimiques, il existe une certaine quantité (une dose)à laquelle il est efficace.


3. La dose appropriée qui la rend efficace doit être bien inférieure à la dose qui la rend toxique.


4. Les produits chimiques toxiques pour les vaccins semblent effrayants, mais ils sont très nettement en dessous du niveau considéré comme toxique, parfois d'au moins 6-7 ordres de grandeur.


5. On ne peut considérer aucun produit chimique comme étant toxique pour un organisme sans prendre en compte la dose à laquelle un organisme y est exposé - une fois de plus, c'est la dose qui fait le poison.

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8. Conclusion

Les ingrédients contenus dans les vaccins sont soigneusement testés avant d'être utilisés. 

Science bitch !

Inventer des problèmes avec le formaldéhyde, le thiomersal ou l'aluminium, alors que les quantités sont bien inférieures à la dose seuil de toxicité, est irrationnel et provient soit de la désinformation des réseaux anti-vaccins qui tentent de manipuler, soit de la part de personnes ayant peu ou pas de connaissances en matière de toxicologie et ayant une propension importante à la crédulité. 

Les études scientifiques menées devraient dissiper toute inquiétude auxquels certains parents sont sujet, de façon légitime au vu de l’ampleur de la désinformation anti-vaccinale.

Il ne tient qu’à chacun de faire l’effort d’apprendre, de comprendre et de s’informer correctement. Nous sommes en 2019 et la connaissance est à portée de quelques clics. 

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9. Bibliographie :


- 9.1 Ressources supplémentaires toxicologie :

Notions de toxicologie - CSST Québec
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/200/Documents/dc_200_348.pdf

Initiation à la toxicologie - Franck Canorel - Master SEENTS 2010
http://www.ssents.uvsq.fr/IMG/pdf/INITIATION_A_LA_TOXICOLOGIE__V2_.pdf

Article THE CONVERSATION - ‘Toxins’ in vaccines: a potentially deadly misunderstanding
https://theconversation.com/toxins-in-vaccines-a-potentially-deadly-misunderstanding-11010?fbclid=IwAR1oZjw4QiQC4CkzMn49wkt_QDh3Zcl5InbKkgwGbTD-ouMaRy5g-MDfuL8

Paracelse, le Luther de la médecine - Scientory 03
https://www.youtube.com/watch?v=6wdyLnXcalw

Qu'est-ce que la chimie ? - La pause science - Le Monde
http://science.blog.lemonde.fr/2017/09/01/quest-ce-que-la-chimie/

Substance chimique - Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Substance_chimique

Compound Interest
https://www.compoundchem.com/infographics/


- 9.2 Ressources supplémentaires Formaldéhyde :

A mathematical model for the absorption and metabolism of formaldehyde vapour by humans. - Franks SJ 2005
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16039942

International programme on chemical safety - Formaldéhyde
http://www.inchem.org/documents/ehc/ehc/ehc89.htm#SubSectionNumber:5.1.4

Pharmacokinetic modeling as an approach to assessing the safety of residual formaldehyde in infant vaccines. Mitkus and al. 2013
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/23583892/

Formaldehyde and cancer risk: a quantitative review of cohort studies through -  C. Bosetti and al. 2006
https://academic.oup.com/annonc/article/19/1/29/179661

Toxicity of ingested formalin (Formaldéhyde) and its management. - Pandey CK and al 2000
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10962510?ordinalpos=&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.SmartSearch&log$=citationsensor

Relationships of Indoor, Outdoor, and Personal Air (RIOPA). Part I. Collection methods and descriptive analyses. - Weisel CP and al. 2005
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?Cmd=ShowLinkOut&Db=pubmed&TermToSearch=16454009&ordinalpos=1&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVCitation

IARC MONOGRAPHS ON THE EVALUATION OF CARCINOGENIC RISKS TO HUMANS
https://monographs.iarc.fr/iarc-monographs-on-the-evaluation-of-carcinogenic-risks-to-humans-33/

Formaldehyde in Food - Centre for food safety 
https://www.cfs.gov.hk/english/programme/programme_rafs/programme_rafs_fa_02_09.html

Formaldehyde human normal metabolite - Clinical Environmental Health and Toxic Exposures - Books
https://books.google.fr/books?id=PyUSgdZUGr4C&pg=PA1008&lpg=PA1008&dq=formaldehyde+human+normal+metabolite&source=bl&ots=IJTP64uYmW&sig=jttT7L4_AseC6hm3eVXzUP56hQI&hl=en&ei=Gmv7SfTkJ46UMrvr3dQE&sa=X&oi=book_result&ct=result&redir_esc=y#v=onepage&q=formaldehyde%20human%20normal%20metabolite&f=false


- 9.3 Ressources supplémentaires Thiomersal :

Thimerosal and the occurrence of autism: negative ecological evidence from Danish population-based data. - Madsen KM et al. 2003
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12949291

Vaccines are not associated with autism: An evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies - Luke E. Taylor and al. 2014
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X14006367

Thiomersal actualisation d'information 2009 - ANSM
https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/THIOMERSAL

Thiomersal et vaccins : questions et réponses 2006 - OMS
https://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/thiomersal/questions/fr/

Understanding Thimerosal, Mercury, and Vaccine Safety 2013 - CDC
https://www.cdc.gov/vaccines/hcp/patient-ed/conversations/downloads/vacsafe-thimerosal-color-office.pdf

MERTHIOLATE AS A GERMICIDE - American Journal of Epidemiology, Volume 13, Issue 1, 1 January 1931, Pages 296–310
https://academic.oup.com/aje/article-abstract/13/1/296/86931?redirectedFrom=fulltext


- 9.4 Ressources supplémentaires Aluminium :

Blood an Hair Aluminum Levels, Vaccine History, and Early Infant Development: A Cross-Sectional Study. - Karwowsky and al. 2018
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28919482?fbclid=IwAR3Y90yQOYkjLXUSJX09_zzpsLIQbL9IrV257WiLegZe3ktxyVqyfxsfqMo

Aluminum in vaccines: Does it create a safety problem? 2018 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/30139653/?fbclid=IwAR09_RXEaxwoB_kzJj9G_-Za7UXJpgJ07QTT9PzND3r_-3HOJzUL7tMxBXU

Evidence Refuting the Existence of Autoimmune/Autoinflammatory Syndrome Induced by Adjuvants (ASIA) - 2017
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213219817305172?via%3Dihub&fbclid=IwAR2GypzXndRpY-9FbLd-OpgGqkR26EJPTPC7Zm6pjUHrWRI8gFc0shuaP58

Systematic review of potential health risks posed by pharmaceutical, occupational and consumer exposures to metallic and nanoscale aluminum, aluminum oxides, aluminum hydroxide and its soluble salts.- Willhite CC and al. 2014
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25233067?fbclid=IwAR3y80w7IodjIgoLpy6BCKBUrYrJFoz5SxoI39c_7tGrQYVZ9UrAQxHZbIs

Updated aluminum pharmacokinetics following infant exposures through diet and vaccination. Mitkus and al. 2011
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22001122

Adverse events after immunisation with aluminium-containing DTP vaccines: systematic review of the evidence - Dr Tom Jefferson and al. 2004 
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1473309904009272?fbclid=IwAR3XvLoy4gH6LWMlyOAhK9st9Rx14OaX1TqyN1oIMkQ4kKiQEv4eG5_d7XE

Académie Nationale de Médecine - Les adjuvants vaccinaux: Quelle actualité en 2012?
http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2013/10/adjuvants-vaccinaux-rapport-ANM1.pdf

Académie Nationale de Pharmacie - Rapport adjuvants aluminiques 2016
https://www.acadpharm.org/dos_public/Rapport_Adjuvants_aluminiques_VF_CORR_5.pdf?fbclid=IwAR07-ukwK4HaaDZlanNKMD8apcXjo8iRvNvT2XDLTLitoYOtNhrLtgsdJqw

TOXICOLOGICAL PROFILE FOR  ALUMINUM - U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES - Agency for Toxic Substances and Disease Registry
https://www.atsdr.cdc.gov/toxprofiles/tp22.pdf

Hydroxyde d'Aluminium - Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroxyde_d%27aluminium

La Myofasciite à macrophages - Vaccination info service 
https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-sociologiques/Controverses/Myofasciite-a-macrophages

Zététique et Journalisme - 14 - Myofasciite à macrophages
https://www.youtube.com/watch?v=wOTXLgaUCxQ

Zététique et journalisme - #2-02 - Aluminium et répétition
https://www.youtube.com/watch?v=UTY5HuLyw1s

Vaccins: des accusations peu solides contre l’aluminium 2017 - Le figaro santé
http://sante.lefigaro.fr/article/vaccins-des-accusations-peu-solides-contre-l-aluminium/

Vaccine Ingredients - Aluminum - Children's Hospital Of Philadelphia
https://www.chop.edu/centers-programs/vaccine-education-center/vaccine-ingredients/aluminum

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Publié par Stop à la propagande anti-vaccins, le 17 mai 2019

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