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Les profits de Big Pharma sur les vaccins - jetons un coup d'oeil à ce mythe

Le vieux mythe des énormes profits de Big Pharma sur les vaccins est le sujet de nombreux mèmes, mythes et mensonges de la religion anti-vaccin. Ces négationnistes, qui non seulement manquent de connaissances scientifiques, mais également de connaissances basiques en finance d'entreprise, pensent que chaque PDG de Big Pharma compte sur les vaccins pour empocher leur prochaine prime de bonus, avec laquelle il pourrait acheter une nouvelle Ferrari à montrer à des enfants imaginairement blessés par les vaccins.

Je ne suis pas naïf - les entreprises privées ont l'obligation, à l'égard de leurs actionnaires et de leurs employés, de maximiser leurs profits. C'est le capitalisme, je suppose.

Mais là où ce mythe déraille, c'est quand on se rend compte que les bénéfices du secteur des vaccins seraient éclipsés par ceux de l'industrie médicale si Big Pharma cessait tout simplement de vendre des vaccins. Il est ironique que les anti-vaccins crient à la cupidité de Big Pharma quand ils nous fournissent des vaccins, alors que si ils étaient vraiment très gourmands, ils sortiraient du business des vaccins.

Cet article ne sera pas aussi scientifique que d'habitude - il parlera de finances et de comptabilité. Oui, je suis un geek en finance et comptabilité autant que je suis un passionné de science.

Les mythes sur les bénéfices des vaccins

Les négationnistes des vaccins polluent internet avec leurs laïus sur les bénéfices de Big Pharma avec les vaccins. Vous avez déjà probablement vu des mèmes sur le Dr Paul Offit, un des principaux experts mondiaux sur la vaccination, selon lesquel le Dr Offit gagnerait de l'argent auprès des fabricants de vaccins parce qu'il a participé au développement du vaccin contre les rotavirus - ils prétendent que cela le rend biaisé pour parler des vaccins. Comme la plupart des scientifiques ont une éthique et une morale profondément ancrées et qu'ils ne peuvent être achetés à n'importe quel prix, cette affirmation a toujours été risible.

Les anti-vaccins aiment utiliser des attaques personnelles puériles ad hominem - je ne sais pas combien de fois j'ai vu la mention stupide "Dr Paul Proffit," dans des articles, des commentaires et des mèmes anti-vaccins. Sérieusement, est-ce ainsi qu'ils veulent "prouver" que les vaccins sont un complot de Big Pharma ? Est-ce que ces provocations de cours de récréation ont leur place dans la discussion sur les bénéfices des vaccins ?

Bien sûr, vous pouvez trouver plein d'articles avec des commentaires insipides sur les bénéfices de Big Phama sur les vaccins sur n'importe quel forum anti-vaccin classique. L'une des affirmations les plus illogiques est que "peut-être que les sociétés vax (sic) voient les vaccins comme un investissement ? Économiser beaucoup sur les coûts de fabrication et de vente, mais engranger énormément d'argent en traitant tous les problèmes chroniques qu'ils provoquent !"

C'est le corollaire du vieux mythe selon lequel Big Pharma gagne plus d'argent en vendant un "traitement" contre le cancer, tout en cachant un incroyable "remède" contre le cancer dans un caveau secret situé dans une grotte sous la calotte glaciaire du Groenland. Bien, maintenant que cette couche de glace est en train de fondre à cause de la stupidité humaine sur le changement climatique, je suppose que ce secret sera révélé.

Ce "faire du pognon grâce aux maladies chroniques" avec les vaccins constitue une stratégie commerciale qui provoquerait beaucoup d'éclats de rire hystériques dans les salles de réunion de Big Pharma. Les seuls "problèmes chroniques" que rencontrerait Big Pharma pour amasser beaucoup de profits serait l'élimination des vaccins dans le monde.

Souvenez-vous que les vaccins ne causent pas de problèmes chroniques. Ils les préviennent.

Les divagations des fanatiques anti-vaccins trahissent non seulement leur manque de connaissances scientifiques, mais également leur manque de connaissances en matière de finances des entreprises. Pour être honnête, je trouve la finance aussi compliquée et stimulante que l'immunologie. 

Peut-être que le biais cognitif de Dunning-Kruger, par lequel des individus non qualifiés et non formés souffrent d'une supériorité illusoire de leurs connaissances et compétences, les amènent à surestimer leurs capacités à réfléchir en faisant preuve d'esprit critique et de connaissance d'un domaine plus fréquemment que la moyenne.

Mais je ne suis pas psychologue, et je n'en joue pas sur internet. Cependant, les anti-vaccins aiment prétendre être spécialistes des vaccins sur internet.

Les vaccins sont-ils vraiment rentables ?

Il serait compliqué pour moi de prétendre que les vaccins ne sont pas très rentables. Ils constituent une source importante de revenus et de profits.

Mais voici quelques faits qui pourraient tempérer vos attentes quant à la valeur des vaccins :

  • Pour donner une idée, le gouvernement américain estime (pdf) que les revenus mondiaux de l'industrie pharmaceutique sont d'environ 775 milliards de dollars en 2015. Une entreprise de consulting privée estime (pdf) que ces revenus mondiaux pourraient atteindre 1,06 trillion de dollars en 2022. Oui, ce sont des chiffres énormes qui font de l'industrie pharmaceutique une des plus grande industrie du monde.
  • EvaluatePharma estime également que le business des dispositifs médicaux (produits non pharmaceutiques utilisés en médecine comme des seringues, des scalpels ou des fournitures pour diabétiques) générera un chiffre d'affaires d'environ 405 milliards de dollars, pour atteindre 585 milliards de dollars en 2024.
  • Ensemble, ces deux segments, les produits pharmaceutiques et les dispositifs que j'ai appelé "Big Medical" par le passé, génèrent plus de 1.200 milliards de dollars de revenus en 2017.
  • On estime que le marché mondial des vaccins atteint environ 40 milliards de dollars. C'est un chiffre énorme bien sûr. Mais soyons honnête, cela ne représente que 3,3% du marché médical total. Dans le jargon de la finance d'entreprise, on appelle cela une "erreur d'arrondi".

Examinons plus attentivement les 24 milliards de dollars de revenus mondiaux tirés des vaccins. Tous les chiffres ci-dessous sont exprimés en milliards de dollars et ont été estimés sur base de Vaccines : Expert Consult (page 41).

Les vaccins génèrent donc un EBITDA d'environ 17,5 milliards de dollars, soit environ 43,7% du chiffre d'affaires (voir la Note 1). La plupart des produits pharmaceutiques hors vaccins dégageraient un bénéfice net d'environ 11,1 milliards de dollars en bénéfice net sur le même chiffre d'affaires, soit 46,3%,

Ce bénéfice moins élevé pour les vaccins est dû au fait que les produits pharmaceutiques non vaccinaux ont un coût de revient moindre en raison du nombre moins élevé de retours dus à la détérioration et à la modification des antigènes (comme pour la grippe saisonnière). Les produits pharmaceutiques ordinaires changent rarement d'une saison à l'autre. Un produit fabriqué en 2018 peut donc être vendu en 2019 tant qu'il est dans la période de conservation. De plus, la distribution des vaccins coûte beaucoup plus cher, car ils doivent être expédiés avec plus de soins (ce qui qui entraîne des coûts importants) pour éviter toute altération.

Analyse des bénéfices de Big Pharma sur les vaccins

Bien que l'EBITDA de 17,5 milliards de dollars puisse faire penser à un paquebot rempli d'argent, voyons ce qu'il advient de ce bateau.

  • Chaque médicament, qu'il s'agisse d'un nouveau vaccin ou d'un nouveau médicament contre la dysfonction érectile, coûte environ 2,8 milliards de dollars entre la découverte et l'approbation réglementaire (bien que d'autres analyses montrent qu'il en coûterait de 3,8 à 11 milliards de dollars) pour le développer complètement, en fonction du médicament et du marché. Mais malgré ce que certains pensent de Big Pharma, le développement de médicaments n'est pas une simple formalité. Par exemple, pour de nombreux médicaments, environ 12% seulement obtiennent l'approbation finale de la FDA, si bien que la majorité des médicaments qui font l'objet d'essais cliniques, finissent pas échouer.
  • Depuis que Big Pharma finance sa propre R&D (recherche et développement), elle doit payer à la fois pour ses succès et ses échecs. L'industrie pharmaceutique consacre environ 17% de son chiffre d'affaires (pas du bénéfice) à la R&D (pdf). Ainsi, sur les 40 milliards de dollars de recettes sur les vaccins qu'engrange Big Pharma, environ 6,8 milliards de dollars sont retirés du bénéfices net pour les dépenses de R&D, de sorte que les revenus des vaccins s’élevant à 40 milliards de dollars tombent à "seulement" 2,2 milliards de dollars de vrais bénéfices.
  • Une des erreurs commises par les personnes sans expérience en finance d'entreprises implique deux mensonges. Premièrement, ils supposent que le capital à risque, l'argent destiné à financer des opérations, y compris de la R&D, est gratuit. Et est librement disponible. Mais ça ne l'est pas. Deuxièmement, ils ne comprennent pas que Big Pharma doit financer ses futures opérations de R&D avec ses propres réserves de trésorerie (ou emprunter à des taux élevés). Big Pharma doit donc non seulement payer la R&D pour les médicaments disponibles sur le marché, mais également disposer de liquidités pour ses futurs programmes de R&D.

Ceci étant dit, ce chiffre d'affaires de 40 milliards de dollars générés par les vaccins de Big Pharma représente environ 2,2 milliards de dollars de bénéfices nets en vaccins. Encore une fois, je sais que nous aimerions tous disposer de plusieurs milliards de dollars pour financer nos vies, mais pour Big Pharma tout entier, ce n'est vraiment pas beaucoup.

C'est peut-être même moins parce que j'ignore certains aspects tels que le coût du capital à risque (même si Big Pharma s'auto-finance la plupart du temps, ce n'est pas toujours le cas, et si ce capital peut rapporter plus d'argent en or ou autre, c'est une occasion manquée). Compte-tenu de ce niveau de bénéfice, et de la distribution d'une cinquantaine de vaccins, il est difficile d'imaginer les dirigeants de Big Pharma, réunis en comité de direction, riant de la façon dont ils génèrent de l'argent et stockant des lingots d'or grâce aux vaccins.

Les revenus 2018 des 3 médicaments les plus vendus au monde, l'Humira, l'Eliquis, et le Revlimid, sont équivalents à tous les vaccins. En d'autres termes, si j'étais dirigeant de Big Pharma, je considérerais les vaccins comme une erreur d'arrondi dans le compte de résultats et dans le bilan.

Les vaccins constituent-ils une bonne stratégie de business ?

Pour en revenir aux dirigeants de Big Pharma hilares et immoraux qui siègent dans leur comité de direction, conspirent-ils vraiment pour nous imposer des vaccins puisqu'ils rapportent tant d'argent ? Ou, comme nous l'avons vu ci-dessus, investir dans un autre type de médicament rapporterait-il plus d'argent ? Ou gagneraient-ils plus d'argent sans même vendre des vaccins ?

Prenons l'exemple d'une seule maladie infectieuse, la rougeole. Selon le CDC, une hospitalisation pour une complication grave de la rougeole coûte plus de 142.000 dollars. La ventilation habituelle des coûts de facturation hospitalière indique que les produits pharmaceutiques et autres consommables (seringues, solutions intraveineuses, solutions salines, etc.) représentent environ 35 à 40% du coût total supporté par le patient (voir la note 2).

Ainsi, un seul cas grave de rougeole peut rapporter à Big Pharma 56.000 dollars. Combien coûte une dose de vaccin ROR pour prévenir la rougeole ? Oh ouais, c'est environ 21,22 dollars par dose.

Supposons que Big Pharma mette fin à la production de tous les vaccins aujourd'hui car les dirigeants maléfiques de Big Pharma veulent augmenter rapidement leurs bénéfices. Selon le CDC (pdf), il y a environ 4 millions de naissances aux Etats-Unis chaque année. A partir d'aujourd'hui, ces 4 millions d'enfants par an ne seront pas vaccinés et les négationnistes des vaccins sortiront le champagne.

Examinons le taux d'hospitalisation de ces 4 millions d'enfants pour chaque maladie évitable par la vaccination (voir notes 3 et 4) :

 

Bien sûr, c'est un scénario imaginaire où tout le monde arrêterait de se faire vacciner parce que les anti-vaccins auraient remporté la victoire. En dépit des craintes, des doutes et des incertitudes qu'ils promeuvent, le taux de vaccination global reste compris dans les 90%.

Mais revenons-en à ce scénario imaginaire dans lequel on arrête de vacciner. Les épidémies et les pandémies se produiront dans les 1 à 2 ans qui suivent la fin de la vaccination. Selon les informations développées par le CDC et d'autres partenaires, le fardeau économique mondial si nous mettions soudainement fin aux vaccins dépasserait les 50 milliards de dollars (en ne tenant pas compte des pandémies grippales susceptibles de ravager subitement la population pédiatrique).

Si nous nous en tenons à l'estimation selon laquelle environ 40% du coût des hospitalisations reviendront à Big Pharma, ils gagneraient environ 20 milliards de dollars par an, dans le monde entier, en ne vaccinant pas. Cependant, rappelez-vous que la plupart des vaccins sont administrés au maximum 2 à 3 fois. Ainsi, à long-terme, les revenus tirés des vaccins sont plutôt stables, à moins que de nouvelles maladies ne soient prévenues. Mais les revenus tirés des maladies se répètent chaque année, et éventuellement plusieurs fois par enfant.

Et la plupart des produits utilisés pour traiter ces maladies ne nécessitent pas les recherches et les investissements nécessaires dont les vaccins requièrent. En d'autres termes, les revenus provenant de maladies évitables par la vaccination seraient plus rentables que les vaccins.

Si on croit réellement que les dirigeants de Big Pharma sont d'avides sociopathes qui recherchent toujours plus d'argent, nous devons mener ce descriptif à sa fin logique. Ils en finiraient avec les vaccins demain. Peut-être aujourd'hui, si ce n'est pas trop tard.

Mais il n'y a pas que les bénéfices liés aux vaccins

En fait, d'autres questions deviennent problématiques si nous devions faire face à une épidémie d'ampleur. Par exemple, le nombre de lits aux soins intensifs par habitant a diminué de 75% depuis les années 1960, en partie grâce à la réduction du nombre d'enfants atteints de maladies infectieuses. Vous voyez l'ironie ?

Si nous arrêtions soudainement de vacciner parce que Big Pharma souhaite engranger plusieurs milliards de bénéfice supplémentaires, nos hôpitaux seraient débordés. Et devinez qui gagnerait de l'argent alors ? Big Funéraille. Parce que les enfants mourront à une fréquence beaucoup plus élevée que dans les années 50 parce que nous ne pourrions y faire face.

Et j'ignore toutes les autres implications dans les pays développés si cela arrivait. Les parents incapables de travailler. Les coûts de soins de santé à long-terme pour les enfants  gravement malades. Le stress émotionnel. Les hôpitaux débordés qui ne peuvent plus traiter d'autres maladies chroniques. Même les pays avec des systèmes de soins de santé de grande qualité s'effondreraient sous la pression.

Et donc, vous, les gens qui suivez Age of lying about Autism (voir la note 5), combien d'argent recevez-VOUS de Big Pharma pour créer l'illusion que les vaccins sont dangereux ? J'ai enfin découvert le véritable objectif de Big Pharma - se débarrasser des vaccins. Oui, les négationnistes des vaccins sont les véritables complices de Big Pharma. Jusqu'à quel point pouvez-vous agir à l'encontre de l'éthique, et ainsi sacrifier la vie et la santé des enfants pour quelques dollars de Big Pharma ?

Et je n'ai pas encore évoqué Big Poumon d'Acier, qui attend depuis 60 ans la chance de revenir dans le match. Je parie qu'ils paient des complices pour promouvoir des mensonges sur les vaccins contre la polio.

Je ne suis pas naïf. Je sais que les compagnies pharmaceutiques fabriquent des vaccins car elles en retirent un bénéfice raisonnable, objectif de toute entreprise. Mais les bénéfices servent, non pas à acheter des lingots d'or comme cadeau aux dirigeants (ou pour me payer), mais la majeure partie est investie pour les générations futures de médicaments et d'appareils de meilleure qualité.

Ils ne cherchent pas à nuire à l’humanité, parce que s’ils étaient impitoyablement motivés par le profit, comme l'avance la rhétorique utilisée par les anti-vaccins niant la science, Big Pharma arrêterait la recherche et la fabrication de vaccins et attendrait un an pour voir surgir de gigantesques épidémies.

Big Pharma est-il parfait ? Bien sûr que non, comme je l'ai déjà dit auparavant.

Mais les vaccins sauvent des vies. Et Big Pharma veille à ce que cela se passe comme tel. Et ils y travaillent malgré le scénario plus rentable qui consisterait à ne pas produire un seul vaccin. Parce que les bénéfices engendrés par les vaccins ne sont pas tout à fait ce qu'imaginent les anti-vaccins.

Remarques

  1. L'EBITDA est une mesure comptable couramment utilisée pour déterminer la rentabilité d'une entreprise. On l'appelle parfois «bénéfice net», mais ce terme est déconseillé. La raison pour laquelle les intérêts, les taxes, l’amortissement et l’amortissement ne sont pas inclus dans l'EBITDA constitue un bon indicateur du flux de trésorerie et de la rentabilité potentielle. Mais le bénéfice réel doit tenir compte de ces éléments.
  2. Déterminer la ventilation des coûts des factures d'hospitalisation est un processus complexe, déconcertant et frustrant. Donc, j’ai estimé cela sur la base de plusieurs factures d’hôpitaux trouvées sur internet, y compris une facture personnelle (pour beaucoup trop d’argent). Je promets de réviser ces estimations si je peux trouver de bonnes informations quelque part. En outre, quand il existait une fourchette d’estimations, j’utilisais une moyenne, ou, mieux encore, des données originales de la source.
  3. Les données de ce graphique ont été adaptées d'une étude du programme Vaccines for Children du CDC, dont j'ai déjà parlé. Il ne comprend que les données relatives aux vaccins figurant dans le calendrier actuel pour les bébés et les nourrissons - il n'inclut pas les autres vaccins tels que pour le VPH et la méningite. Les estimations sont fondées sur l’estimation du CDC de 4 millions de naissances vivantes par an aux États-Unis. Les données n'incluent pas d'autres coûts, tels que la perte de revenus pour les soignants, les coûts de pré-hospitalisation (énumérés dans l'étude du CDC) ou le décès. Big Mortuary profiterait sûrement des 40.000 décès par an qui s’ajouteraient tout à coup aux coûts suivant l’élimination des vaccins.
  4. Les données sur la grippe ont été adaptées d’ici et d’ici.
  5. Je ne ferai plus de lien vers des sites Web anti-vaccin. Ils ne devraient pas profiter de la popularité de ce blog. Si vous voulez voir les mensonges des les menteurs qui mentent, vous pouvez utiliser Google. Attention, Google a déréférencé les résultats de recherche antivax.

Références

Publié par Skeptical Raptor, le 31 juillet 2019

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SPAV 29/10/2019 08:53

Bonjour, voici une remarque d'un ne nos abonnés qui est intéressante concernant une erreur de traduction ("entreprises publiques" dans l'introduction).

"Je n'ai pas vu l'erreur originale, mais si jamais le renseignement suivant peut être utiles pour les personnes qui lisent les textes en anglais.
Aux USA le terme "public company" signifie que la compagnie est cotée en bourse de manière ouverte. N'importe qui peut acheter des actions et n'importe qui profitera des mêmes bénéfices (dividendes, augmentation de valeur) et risques (diminution de valeur). En aucun cas un sous-ensemble es actionnaires ou managers ne peuvent se distribuer les bénéfices entre eux sans que cela ne soit déclaré sous forme de salaire/bonus et accepté par l'organe compétent (par l'AG en dernière analyse).
Evidemment il y en a parfois qui triche .. (vous avez une Nissan ?), mais cela ne change rien au fait que, si vous croyez VRAIMENT que big pharma fait de grands bénéfices sans risque, il vous suffit d'acheter des actions et d'en profiter. Presque toutes sont cotées en bourse.
Mais les antivax préfèrent vendre des livres et faire des conférence. Car cela rapporte vraiment beaucoup par rapport à l'investissement et ils ne prennent pas de grand risque. Ils les font courir aux autres."