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Le vaccin anti-HPV prévient le cancer, en dépit des doutes, incertitudes et de la peur des antivaccins

SKEPTICAL RAPTOR, le 09/05/2018

La campagne contre la peur, l'incertitude et le doute (FUD) , un outil de désinformation utilisé par la religion anti-vaccin à des fins de propagande contre le vaccin anti-HPV, serait risible si les mensonges n'exposaient pas, à l'avenir, nos jeunes au risque du cancer. Nous possédons déjà des preuves circonstancielles que le vaccin anti-HPV prévient le cancer - mais nous accumulons maintenant des preuves directes et solides qu'il peut arrêter les cancers liés au HPV.

Malgré les affirmations de pseudoscientifiques anti-vaccins qui passent leur temps à essayer d'inventer de fausses affirmations sur la sécurité des vaccins, la sécurité des vaccins contre le HPV est une science bien établie, qui repose sur des dizaines d'études cliniques et épidémiologiques de grande qualité. Bien que la religion anti-vaccin aimerait vous faire croire que le vaccin tue leurs enfants, les preuves scientifiques réfutent incontestablement ces affirmations.

Les fanatiques anti-vaccins rejettent illogiquement toute preuve circonstancielle que le vaccin anti-HPV prévient le cancer. Ces preuves indirectes reposent sur des données fortes selon lesquelles le vaccin prévient de nombreuses souches d'infections au HPV. Nous disposons aussi de données fortes sur le fait que de nombreux cancers sont directement liés à ces mêmes infections au HPV. Il est donc logique d'accepter que le vaccin arrêtera le cancer. Au moins, la logique a du sens pour les scientifiques, mais apparemment, la logique n'est pas une priorité absolue pour les négationnistes pseudoscientifiques.

Étant donné que les cancers liés au HPV peuvent prendre des années à se manifester (c'est un mythe de croire que les cancers ont pour effet de déclencher instantanément l'apparition du facteur causal du cancer), il est difficile d'étudier directement si les vaccins anti-HPV préviennent le cancer. Mais le cancer anti-HPV est commercialisé depuis 10-15 ans dans la plupart des régions du monde. Par conséquent, si notre hypothèse est correcte, à savoir que le vaccin anti-HPV prévient le cancer, nous pourrions peut-être déjà constater une réduction directe de ces cancers.

Devinez quoi ? Nous avons certaines de ces preuves directes.

Table des matières

Tout sur les vaccins contre le HPV
Le vaccin anti-HPV prévient le cancer - papier 1
Le vaccin anti-HPV prévient le cancer - papier 2
Le vaccin anti-HPV prévient le cancer - une revue systématique
Résumé
Remarques
Citations


Tout sur les vaccins contre le HPV

Beaucoup d'entre vous ont lu cette section un nombre considérable de fois, cependant, pour certains lecteurs de ce blog, cet article pourrait être le premier article de recherche sur le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV). Il est donc important d'avoir un bref aperçu du HPV et des vaccins. Si vous avez déjà lu cette section, passez directement à la section suivante si vous le souhaitez.

Les infections génitales et orales à HPV sont les infections sexuellement transmissibles (IST) les plus courantes aux Etats-Unis. Le HPV se transmet généralement par contact entre personnes lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales.

Il est important de noter que plus de 150 souches ou sous-types de HPV peuvent infecter l'Homme - toutefois, seulement 40 de ces souches sont liées à un ou plusieurs cancers différents. Bien que les premiers symptômes des infections à HPV ne soient pas graves et que de nombreuses infections à HPV se résolvent sans dommage à long-terme, les infections à HPV sont liées de manière causale à de nombreux types de cancers chez les hommes et les femmes. Selon les recherches médicales actuelles, voici certains cancers liés au HPV :

- Cancer du col de l'utérus
- Cancer de la vulve
- Cancer du vagin
- Cancer anal
- Cancer de l'oropharynx
- Cancer du pénis

Ce sont tous des cancers dangereux et défigurants qui peuvent être évités par le vaccin contre le cancer HPV. Si vous êtes un homme et que vous pensez que ce sont pour la plupart des cancers féminins, le cancer du pénis peut entraîner l'amputation de de votre pénis. Pensez-y les gars.

On pense que le HPV est responsable de près de 5% de tous les cas de cancers dans le monde, ce qui le rend presque aussi dangereux que le tabac. Selon le CDC, environ 79 millions d'américains sont infectés par le HPV - environ 14 millions d'américains contractent un nouveau HPV chaque année. La plupart des gens ne savent même pas qu'ils ont l'infection jusqu'à l'apparition du cancer. Le CDC indique également que plus de 31.000 cancers liés au HPV sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis.

Avant 2014, il existait deux vaccins contre le HPV sur le marché mondial. GSK, plus connu sous le nom de GlaxoSmithKline produit le Cervarix, un vaccin bivalent (qui protège contre deux souches du HPV). Il a été retiré du marché américain (bien que disponibles sur de nombreux autres marchés) en raison de la concurrence des vaccins Gardasil quadrivalent (immunise contre quatre souches différentes du HPV) et 9-valent (contre neuf souches du HPV).

Merck fabrique le Gardasil, probablement le vaccin contre le HPV le plus populaire au monde. La première version du vaccin, le Gardasil quadrivalent, vise les deux génotypes du HPV qui sont responsables d'environ 70% des cancers du col de l'utérus et deux autres génotypes du HPV qui provoquent des verrues génitales. En Europe et sur d'autres marchés, le Gardasil est connu sous le nom de Silgard.

Le Gardasil 9-valent, approuvé par la FDA en 2014, est un vaccin à 9 valences, protégeant contre les types 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58 du HPV. Il cible les quatre souches du HPV présentes dans la version quadrivalente, ainsi que cinq autres qui sont liées au cancer du col de l'utérus et à d'autres cancers liés au HPV. Les deux versions de Gardasil sont prophylactiques et doivent être administrées aux femmes et aux hommes avant qu'ils ne soient exposés à une éventuelle infection par le HPV  par contact intime.

Le Gardasil est l'un des moyens les plus simples et les plus efficaces de prévenir plusieurs cancers mortels liés au HPV. C'est un vaccin qui prévient le cancer.

(Juste une note rapide. Il existe en fait deux vaccins anticancéreux. Outre les vaccins contre le HPV, le vaccin contre l'hépatite B est également important pour la prévention de certains cancers. Le vaccin prévient les infections virales par l'hépatite B. Les infections chroniques par l'hépatite B peuvent mener à une cirrhose du foie ou au cancer. Le cancer du foie est en fait l'un des rares cancers aux Etats-Unis où l'incidence a augmenté au cours des dernières années. Et si vous suivez la rhétorique anti-vaccin, vous savez que le vaccin contre l'hépatite B est presque aussi controversé que le vaccin contre le HPV.)

Actuellement, aux Etats-Unis, le "Advisory Committee on Immunization Practices" (ACIP) recommande de vacciner les adolescentes et les garçons âgés de 11 à 12 ans contre le HPV.  La vaccination est également recommandée pour les adolescentes et les jeunes femmes de moins de 26 ans qui ne l'ont pas reçu quand elles étaient plus jeunes, ainsi que que pour les adolescents et les jeunes hommes de moins de 21 ans.

Le vaccin anti-HPV prévient le cancer - papier 1

Un nouvel article de Luostarinen et collab., publié dans l'"International Journal of Cancer", une revue au facteur d'impact élevé axée sur le cancer, a mis en évidence un lien direct entre le statut vaccinal contre le HPV et le risque de cancer.

Les chercheurs ont recherché la présence de cancers liés au HPV chez 9.529 femmes finlandaises ayant reçu le vaccin contre le HPV par rapport à 17.838 femmes. Voici ce qu'ils ont découvert : il n'y a pas eu de cancer lié au HPV dans le groupe vacciné, alors qu'il y en a eu 10 dans le groupe non-vacciné du même âge (voir la note 1).

Oui, le risque relatif cancer lié au HPV dans cette étude semble faible. En fait, l'incidence de ces types de cancer est assez faible, bien que non nulle. Contrairement aux calculs anti-vaccins, tous les risques sont arrondis à 100% et tous les bénéfices sont arrondis à 0%. Si nous avons un vaccin capable de réduire considérablement le risque de cancer de 10 à 0, c'est exceptionnel. Et rappelez-vous, le nombre total de cancers liés au HPV aux Etats-Unis est de 31.000 - si nous pouvions réduire ce nombre à 15.000, 10.000 voire 100, grâce à l'utilisation généralisée du vaccin, pourquoi pas ?

En outre, cette étude a été réalisée environ 10 ans après le lancement du vaccin en Finlande. Si nous extrapolons ces résultats sur 20 ou 30 ans, la différence de risque de cancer de cancer dans les groupes non vaccinés et vaccinés sera probablement beaucoup plus grande.

Le vaccin anti-HPV prévient le cancer - papier 2

Une autre étude réalisée au Japon montre une réduction nette et significative des taux de néoplasmes cervicaux chez les femmes ayant reçu le vaccin contre le VPH. Les chercheurs ont étudié l'incidence de la cytologie et de l'histologie anormales sur le statut vaccinal contre le VPH chez 5.924 femmes, âgées de 20 à 24 ans, dans la préfecture de Miyagi, au Japon.

Le taux de vaccination de ce groupe de femmes était vraiment très bas, 16,9%, probablement en raison du retrait par le ministère japonais de la Santé des recommandations relatives au VPH pour des raisons ridicules. Et pour être parfaitement clair, le Japon n'a pas "interdit" le vaccin, trope répandu dans la religion anti-vaccin.

Sur les résultats réels:

     Les taux d'incidence des lésions intraépithéliales malpighiennes de haut grade ont été réduits de 82,5% chez les femmes vaccinées par rapport aux femmes non vaccinées.
     Les taux d'incidence de la néoplasie intraépithéliale cervicale (CIN) 1+ ont été réduits de 64,9% chez les femmes vaccinées contre le VPH.
     Les taux d'incidence de CIN 2+ ont été réduits de 85,5% chez les femmes vaccinées.

Ce sont toutes des réductions statistiquement significatives des taux d'incidence des lésions précancéreuses et cancéreuses chez les jeunes femmes. Il n’a pas fallu attendre 20 ou 30 ans pour que cette population obtienne des informations sur l’efficacité du vaccin contre le VPH, mais seulement quelques années. Non seulement cette preuve corrobore nos affirmations selon lesquelles le vaccin anti-HPV prévient le cancer, mais elle devrait également inciter le ministère japonais de la Santé à mettre de côté la pseudoscience qui les a poussés à supprimer les recommandations relatives au vaccin, mais à aller de l'avant et à le recommander vivement à leurs patients, jeunes hommes et femmes.

Le vaccin contre le VPH prévient le cancer - une revue systématique

Le lendemain du jour où j'ai écrit ce billet, un nouvel article a été publié le 8 mai 2018 et fournit des preuves plus solides que le vaccin contre le HPV prévient le cancer. Je doute que cela puisse faire taire les affirmations de la religion anti-vaccin selon lesquelles nous ne pouvons pas "prouver" (voir Note 2) que le HPV peut réellement réduire le risque de cancers liés au HPV.

Dans l’article, publié dans la base de données des revues systématiques Cochrane, je retranscris directement à la conclusion de l’auteur:

    Il existe des preuves irréfutables que les vaccins anti-HPV protègent du pré-cancer du col de l'utérus chez les adolescentes et chez les jeunes femmes âgées de 15 à 26 ans. L'effet est plus marqué pour les lésions associées au HPV16/18 que pour les lésions quel que soit le type de HPV. L'effet est plus important chez ceux qui sont négatifs pour l'ADN du hrHVP ou du HPV16/18 au moment de l'inscription que pour ceux non sélectionnés pour le statut ADN du HPV. Il existe des preuves à certitude moyenne que les vaccins anti-HPV réduisent les CIN2 + chez les femmes âgées négatives pour les HPV16 / 18, mais pas lorsqu'elles ne sont pas sélectionnées par leur statut ADN HPV.

Comme je l’ai dit à maintes reprises, les revues systématiques sont au sommet de la hiérarchie de la recherche biomédicale - elles collectent et analysent des données provenant de nombreuses études. Une revue systématique bien faite reprend essentiellement de nombreuses études cliniques et les regroupe en une seule grande étude tout en éliminant les biais et autres problèmes.

Dans cette revue, les auteurs ont inclus 26 études cliniques différentes portant sur plus de 73 000 participants. Les chercheurs ont constaté une réduction significative de l'incidence de la néoplasie intraépithéliale cervicale (qui peut être un précurseur du cancer du col utérin).

Le vaccin contre le HPV a réduit le risque de ces lésions précancéreuses cervicales, associées à HPV16 ou HPV 18, de 341 à 157 pour 10 000 femmes. La vaccination contre le HPV a également réduit le risque de toute lésion précancéreuse de 559 à 391 par 10 000 personnes dans ce groupe.

En outre, les chercheurs ont rapporté que:

    Le risque d'effets indésirables graves est similaire chez le groupe contrôle et chez les femmes ayant reçu le vaccin, à tout âge (669 contre 656/10 000, RR de 0,98 (0,92 à 1,05), certitude élevée). La mortalité était de 11/10 000 dans les groupes témoins, contre 14/10 000 (9 à 22) avec le vaccin contre le HPV (RR 1,29 [0,85 à 1,98]; faible certitude).

Étant donné que ce type de déclaration scientifique a beau être formulée avec beaucoup de soin, il peut prêter à confusion, permettez-moi d'être clair. Les événements indésirables sont les mêmes entre les groupes vaccinés et non vaccinés. De plus, aucun événement indésirable individuel statistiquement plus fréquent que chez les groupes vaccinés que les groupes non vaccinés. Enfin, il n'y avait pas de différence statistique de taux de mortalité entre les groupes vaccinés et non vaccinés.

Je sais que certains vont se plaindre qu'il «ne s'agit que de données sur les lésions précancéreuses» - c'est vrai, mais comme les auteurs l'ont indiqué, ces données ne datent que d'environ huit ans après la commercialisation des vaccins, probablement trop tôt pour les cancers. Cependant, les lésions précancéreuses conduisent au cancer. Une réduction de ces lésions entraîne une réduction du cancer.

Résumé

De plus en plus d'éléments prouvent que le vaccin anti-HPV prévient le cancer - à mesure que le délai d'introduction du vaccin augmentera dans la deuxième décennie, les chercheurs seront en mesure de comparer de plus en plus de populations de jeunes hommes et femmes afin de déterminer leur statut vaccinal ainsi que taux d'incidence du cancer ou pré-cancer.

Mais les fanatiques anti-vaccins adorent exacerber la peur, l’incertitude et le doute sur le vaccin contre le HPV. Affirmer que cela n’empêche pas le cancer. Ils disent que c’est dangereux. Ils inventent des histoires. Cependant, nous disposons de plusieurs grandes études bien analysées qui ont montré non seulement une légère réduction de l'incidence du cancer avec le vaccin contre le HPV, mais également une réduction statistiquement significative: la science est puissante, malgré leur déni.

Nous avons des preuves accablantes que le vaccin est extrêmement sûr. Nous avons des preuves accablantes que le vaccin prévient les variants du HPV qui causent de nombreux cancers dangereux chez les hommes et les femmes. Et maintenant, nous avons des preuves solides que le vaccin est lié à une incidence plus faible de cancers.

le Gardasil prévient le cancer. S'il vous plaît vaccinez vos enfants contre le cancer. Et si vous êtes un jeune adulte, consultez votre médecin et faites-vous vacciner. Vous n'êtes pas un super-héros Marvel, vous avez un risque élevé de cancer du VPH.

Remarques

1. Les chercheurs ont également trouvé des nombres significativement inférieurs pour le cancer du sein, le cancer de la thyroïde et le mélanome. Les auteurs n’ont pas inclus ces cancers dans la liste des cancers liés au VPH car il n’existe pas beaucoup de preuves d’un lien. Cependant, des études publiées récemment (ici, ici, et ici toutes passées en revue) ont montré qu'il pourrait exister un lien entre le HPV et les cancers de la peau - et cette nouvelle étude finlandaise semble montrer un risque significativement plus élevé de mélanome chez les femmes non vaccinés vs. femmes vaccinées. Le vaccin contre le HPV prévient le cancer.

2. Je me lasse d’écrire cela, mais la science ne «prouve» rien. Les preuves sont un rempart des mathématiques et un argument en faveur d’un énoncé mathématique. Même si les mathématiques sont une branche de la science, une preuve mathématique peut être démontrée comme étant vraie dans toutes les circonstances. La science, cependant, est provisoire - un consensus scientifique ou une théorie s'appuie généralement sur de vastes quantités de preuves. Si des preuves contraires, de qualité et de quantité semblables, sont présentées pour renverser nos conclusions, la science évoluera dans une autre direction. Les négateurs de la science abusent constamment de cette base "provisoire" de principes scientifiques, utilisant l'argument de l'ignorance pour affirmer que "la science ne le sait pas vraiment".


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